Chanel Printemps/été 2010 : un défilé immaculé. Blanc, dentelle, argent, iridescence... Subtilité des matières, lumière douce... Exit la petite robe noire, incontournable de la rue Cambon, et welcome back la jupe culotte !
Je ne sais pas vous, mais moi, j'en ai un plutôt mauvais souvenir, de la jupe culotte. Figure imposée BCBG des 90's, elle bouleverse les codes esthétiques actuels, un peu comme quand tout le monde s'est autorisé à porter des slims il y a 3 ans, avec plus ou moins de succès. Donc la jupe-culotte, c'est la gloire de la fesse plate, des plis de tissus en bas du ventre en position assise, et de la jambe coupée.
Pourquoi ce rejet catégorique ? Non, ce n'est pas parce que ça ne va à personne, mais bien en raison d'un traumatisme profond...
La jupe culotte de mon enfance était fleurie (et pas un joli liberty, non, de grosses fleurs fushia avec des feuilles et tout et tout !), élastiquée à la taille et obligatoire le dimanche -pour faire plaisir à tata Véro qui l'a cousue main!- accompagnée de ses collants en laine qui grattent. Je ne lui trouvais alors qu'un seul avantage, celui d'empêcher les malheureux collants de glisser.
Alors, Karl, pour Automne/hiver 2010, le retour du pull jacquard ? Ou la robe à smoke ?
jeudi 28 janvier 2010
mercredi 27 janvier 2010
La violence de Boltanski
La violence de Boltanski ne consiste pas à nous mettre face à l'horreur de la Shoah. La violence de Boltanski c'est cette capacité qu'il a à venir chercher tout au fond de nous notre sentiment profond de ce qui est inhumain.
Si vous entrez un soir dans la nef très -volontairement- froide du Grand Palais, si vous êtes bien disposés, vous serez pénétrés de l'impact de ces installations. Il ne s'agit pas de nous montrer des images concrètes de la mort automatique, mais de nous mettre face aux traces de cette tendance de l'Homme.
Nous sommes libres alors de suivre les cailloux blancs de Boltanski ou de les laisser là. Mais si nous nous laissons guider, alors le temps sera suspendu aux mouvements saccadés de cette machine géante remuant la matière inerte. Violence est le mot lisible sur toutes les lèvres de ceux qui restent médusés à ses pieds. Une violence plutôt douce, mélancolique, qui nous pousse ensuite à errer dans les allées, enveloppés par le brown-rown-rown qui résonne mi-mécanique, mi-organique. Puis à ressortir, et à s'empresser de rire, de quelque chose, de n'importe quoi, juste pour rire, juste pour vivre.
Monumenta 2010, au Grand Palais, du 13/01/10 au 21/02/10.
Attention, le site de l'exposition montre des photos des installations en home page (à éviter si vous compter aller voir l'expo) : http://www.monumenta.com/2010/
Si vous entrez un soir dans la nef très -volontairement- froide du Grand Palais, si vous êtes bien disposés, vous serez pénétrés de l'impact de ces installations. Il ne s'agit pas de nous montrer des images concrètes de la mort automatique, mais de nous mettre face aux traces de cette tendance de l'Homme.
Nous sommes libres alors de suivre les cailloux blancs de Boltanski ou de les laisser là. Mais si nous nous laissons guider, alors le temps sera suspendu aux mouvements saccadés de cette machine géante remuant la matière inerte. Violence est le mot lisible sur toutes les lèvres de ceux qui restent médusés à ses pieds. Une violence plutôt douce, mélancolique, qui nous pousse ensuite à errer dans les allées, enveloppés par le brown-rown-rown qui résonne mi-mécanique, mi-organique. Puis à ressortir, et à s'empresser de rire, de quelque chose, de n'importe quoi, juste pour rire, juste pour vivre.
Monumenta 2010, au Grand Palais, du 13/01/10 au 21/02/10.
Attention, le site de l'exposition montre des photos des installations en home page (à éviter si vous compter aller voir l'expo) : http://www.monumenta.com/2010/
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Au commencement...
... il y eut le verbe. Il y a quelques mois encore, je collaborais à un blog collectif un brin particulier. Après quelques pérégrinations, je rendis ma plume. Et l'envie d'écrire me chatouillant de plus en plus, me voici, écoutant "L'Histoire de Melody Nelson", prête à me lancer dans l'aventure.
Cet espace traitera de musique, mais pas que. D'art aussi, de mode peut-être, de clins-d'oeil sur les petites et les grandes choses de la vie, parfois. Je découvrirai cela en même temps que vous.
Ce soir, j'ai bien envie de commencer par vous proposer une petite vidéo, qui m'a fait sourire doucement tout à l'heure.
Cet espace traitera de musique, mais pas que. D'art aussi, de mode peut-être, de clins-d'oeil sur les petites et les grandes choses de la vie, parfois. Je découvrirai cela en même temps que vous.
Ce soir, j'ai bien envie de commencer par vous proposer une petite vidéo, qui m'a fait sourire doucement tout à l'heure.
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